Il y a des décisions qu’on prend en parlant fort, avec enthousiasme.
Et puis il y a celles qu’on prend en silence, le cœur un peu trop rapide, les mains moites sur le clavier.
Acheter ce premier billet, pour nous, ça n’a pas été un moment Instagram.
Ça a été un moment de doute.
Le moment où tout vacille
On avait tout vérifié.
Enfin… c’est ce qu’on croyait.
Les dates.
Les prénoms.
Les numéros de passeport.
Les escales.
Les horaires.
Encore.
Et encore.
Et encore.
Parce que cliquer sur “payer”, ce n’est pas juste réserver un vol.
C’est accepter que le projet sorte de la tête pour entrer dans la réalité.
Et soudain, une question revenait sans cesse :
Est-ce qu’on est vraiment en train de faire le bon choix ?
Le stress monte (beaucoup trop)
Le curseur clignotait.
La page se rechargeait.
On retenait presque notre respiration.
On relisait chaque ligne comme si notre vie en dépendait.
Parce qu’un peu, quand même… elle en dépendait.
Et puis, le message d’erreur.
Celui qu’on ne veut jamais voir.
Celui qui fait froid dans le dos.
Celui qui te fait penser :
“C’est peut-être un signe…”
Quelques secondes suspendues.
Un regard échangé.
Un mélange de panique et de fatalisme.
Et puis… ça passe
On réessaie.
Encore une vérification.
Une dernière, promis.
Clique.
Cette fois, pas d’erreur.
Juste un écran qui confirme ce qu’on redoutait autant qu’on espérait.
Le billet est acheté.
Après le clic
Il n’y a pas eu de cris de joie.
Pas de saut dans le salon.
Juste un silence.
Un vrai.
Celui où tu réalises que tu viens de fermer une porte…
pour en ouvrir une autre, immense.
À partir de là, ce n’était plus “un jour, on partira”.
C’était “on part”.

Ce que ce billet a changé
Ce premier billet, ce n’est pas une destination.
C’est un engagement.
Il dit :
- qu’on accepte l’inconnu
- qu’on accepte le doute
- qu’on accepte de ne pas tout maîtriser
Il dit surtout qu’on choisit d’avancer, même avec la boule au ventre.
Et maintenant ?
Maintenant, il y a :
- le compte à rebours
- les questions des proches
- les nuits où l’excitation empêche de dormir
- et celles où le stress prend le relais
Mais surtout, il y a cette certitude nouvelle :
on ne rêve plus, on construit.
Ce billet, c’est le premier pas réel de notre tour du monde.
Celui qui fait peur.
Celui qui engage.
Celui qu’on n’oubliera jamais.
Et si on devait le refaire ?
Oui. Mille fois oui.
Même avec le stress.
Même avec l’erreur.
Même avec les doutes.
Parce que c’est souvent comme ça que commencent les plus grandes aventures. 🌍✈️

